Projet de résolution déposé par le Groupe suisse de
l'Union interparlementaire en vue de la 171ème session du Conseil
interparlementaire
L'action
des parlements en vue de la mise sur pied d'une Cour pénale internationale
efficace dont les règles soient d'application universelle et générale
Le Conseil
interparlementaire,
- rappelant que
la 105ème Conférence interparlementaire (La Havane) a voté le
6 avril 2001 une résolution comportant au point 6 une exhortation aux
Etats d'adhérer au Statut de Rome instituant la Cour pénale internationale
et/ou de le ratifier, et le rappel qu'en définissant les crimes relevant de la
compétence de ladite Cour, son statut fait du viol, de l'esclavage sexuel, de
la prostitution forcée, de la grossesse forcée, de la stérilisation forcée et
de toute autre forme de violence sexuelle à la fois des crimes de guerre et,
lorsqu'ils sont commis dans le cadre d'une attaque généralisée ou systématique
contre une population civile, des crimes contre l'humanité,
- constatant que
le nombre de ratifications et d'adhésions au Statut de Rome est passé de 30 en
avril 2001 à quelque 80 aujourd'hui mais soulignant que plus de 100 Etats n'ont
pas encore adhéré à cet instrument,
- conscient du
fait que les Etats parties au Statut de Rome doivent faire en sorte que les
conditions du fonctionnement effectif de la Cour pénale soient réunies en tout
temps,
- soulignant que la Cour ne porte pas atteinte aux
droits des Etats non parties,
- mettant en garde
contre une prolifération d'immunités et de clauses d'exception, prétendument
fondées sur l'article 98 du Statut (Coopération en relation avec la
renonciation à l'immunité et le consentement à la remise), qui pourraient saper
le fonctionnement de la cour.
- saluant la
première réunion de l'Assemblées des Etats parties vient d'avoir lieu à New
York, du 3 au 10 septembre 2002,
tous les parlements :
- à agir
afin que le paragraphe 6 de la résolution de La Havane soit traduit dans les
faits;
- à veiller
à ce que les gouvernements s'abstiennent de conclure des arrangements
particuliers avec des Etats non parties afin d'exempter leurs citoyens de la
possibilité d'être traduits devant la CPI, ce qui aurait pour effet d'affaiblir
cette juridiction internationale.