Stopp den üblen Blendern
Halte aux phares au xénon
Wortlaut der Interpellation vom 9. Juni 1997
Es nützt wohl der Verkehrssicherheit wenig, wenn in der Nacht ein Autofahrer sehr viel, alle entgegenkommenden dafür nichts mehr sehen.
"Entgegen der immer wieder angeführten Behauptung der Hersteller und der von ihnen zitierten "Experten" erzeugen Xenon-Scheinwerfer eine wesentlich stärkere Blendwirkung als konventionelle Halogenscheinwerfer. Aeltere Verkehrsteilnehmer sind durch das Problem der Blendung im Strassenverkehr erheblich gefährdet. Umso mehr ist es erforderlich, vernünftige und den Vorgaben der physiologisch-optischen Wahrnehmung entsprechende Grenzwerte zu definieren" Zitat aus "Medical Tribune" vom 16.05.1997 unter der Ueberschrift: "Superscheinwerfer oder üble Blender?"
Der Vorsitzende der Verkehrskommission der Deutschen Opthalmologischen Gesellschaft, Prof. Dr. Bernhard Lachenmayr meint zum selben Thema: "...Es lässt sich jedoch feststellen, dass tatsächlich ein wesentlich stärkerer Blendeffekt vorliegt. Das immer ins Feld geführte Argument der "Gewöhnung" oder der Verweis auf "psychologische Effekte" ist ein Versuch der Volksverdummung..."
Der Grund für die höhere Blendwirkung der Xenon-Gasentladungsscheinwerfer liegt zum einen darin, dass die Leuchtfläche kleiner ist als die konventionellen Scheinwerfer. Zum andern wird die Lichtverteilung sehr stark nach vorn und unten fokussiert. Beim Wippen des Fahrzeuges gerät ein entgegenkommender Verkehrteilnehmer schnell in den extrem starken gebündelten Lichtkegel, vor allem dann, wenn sich ein derartiges Fahrzeug über eine Kuppe nähert und wenn die Strasse durch Regennässe spiegelt. Ausserdem ist die spektrale Verteilung der Xenon-Gasentladungsscheinwerfer ins Kurzwellige verschoben, weist also einen höheren Blauanteil auf als konventionelles Halogenlicht. Dies führt zu einer vermehrten Belastung der Adaptation. Beim Nachtsehen ist das Auge des Fahrzeuglenkers im Vergleich zum Tagessehen zu kürzeren Wellenlängen hin empfindlich (deshalb sieht eine grüne Wiese in der Nacht hell und weisslich aus, während ein rotes Kleidungsstück schwarz erscheint). Lichter mit hohem Blauanteil werden daher intensiver wahrgenommen als Lichter mit vermehrtem Gelb- oder Rotanteil. Die durch die neu zugelassenen Scheinwerfer entstehende Blendsituation ist für alle Verkehrsteilnehmer gefährlich, insbesondere aber für ältere Menschen, die ohnehin in Blendsituationen eher in Schwierigkeiten geraten.
Die gefährliche Entwicklung bedarf einer raschen Korrektur.
Ich frage den Bundesrat:
Ist der Bundesrat bereit, sich mit andern europäischen Regierungen zusammen für eine Revision der gültigen Anforderungskriterien an Autoscheinwerfer einzusetzen, da diese offensichtlich aus physiologisch-optischer Sicht schlichtweg unzureichend sind und gerade bei schwierigen Strassenverhältnissen - statt die Situation zu verbessern - neue Gefahren entstehen lassen?
Texte de l'interpellation du 9 juin 1997
Un automobiliste qui roule la nuit et dont les phares lui assurent une très bonne visibilité, mais qui éblouit tous les autres usagers de la route, ne contribue guère à accroître la sécurité routière.
La revue "Medical Tribune" du 16.05.1997 contient un article dont l'auteur se demande, dans le titre, si les phares au xénon sont des phares miracles ou de terribles appareils à éblouir. Il y explique que, contrairement à ce que ne cessent de répéter les fabricants et les "experts" cités par ces derniers, les phares au xénon produisent un effet aveuglant beaucoup plus important que les phares halogènes conventionnels et qu'ils constituent, de ce fait, un grave danger pour les automobilistes âgés, lesquels sont particulièrement sensibles aux phénomènes d'éblouissement. Selon l'auteur, il est donc impératif de définir des valeurs-limites en fonction des caractéristiques optiques et physiologiques de la perception.
Le professeur Bernhard Lachenmayr, président de la commission des transports de la Société allemande d'ophtalmologie, relève quant à lui que les phares au xénon ont un effet aveuglant bien plus important que les phares traditionnels. A ses yeux, l'argument de l'accoutumance, sans cesse avancé, ou le fait que l'on argue que ce phénomène est psychologique, ne sont rien d'autre qu'une tentative d'abêtissement de la population.
Si les phares au xénon éblouissent davantage que les phares conventionnels, c'est que, d'une part, la surface lumineuse est plus restreinte et que, d'autre part, ils opèrent une très forte diffusion de la lumière vers l'avant et vers le bas. En cas de balancement d'avant en arrière d'un véhicule équipé de phares de ce type, les usagers de la route venant en sens inverse se retrouvent très vite face à un faisceau lumineux très concentré, surtout si la chaussée forme un arrondi et qu'elle brille sous l'effet de la pluie. Qui plus est, la répartition spectrale de la lumière émise par ces phares s'opère dans l'éventail des ondes courtes, présentant ainsi une proportion de bleu beaucoup plus élevée que dans le cas des phares halogènes. Résultat: la diffusion de la lumière dans les milieux de l'oeil est plus intense, sans parler du fait que l'accommodation est alors rendue plus difficile. La nuit, l'oeil d'un conducteur est plus sensible aux ondes courtes que le jour (ce qui explique pourquoi un pré vert paraîtra clair et blanchâtre, alors qu'un vêtement rouge semblera noir). Les sources lumineuses contenant une proportion de bleu élevée sont perçues de façon plus intense que celles qui comportent une proportion importante de jaune ou de rouge. L'effet d'éblouissement provoqué par les phares au xénon, qui sont autorisés depuis peu, présente des risques pour tous les usagers de la route, en particulier pour les personnes âgées, plus enclines à se trouver en difficulté en cas d'éblouissement. Aussi s'agit-il de remédier rapidement à cette dangereuse évolution.
A cet égard, je demande au Conseil fédéral s'il est prêt à s'engager aux côtés d'autres gouvernements européens en faveur d'une révision des critères applicables aux phares de voiture, critères qui ne répondent manifestement pas aux exigences optiques et physiologiques et qui, dans des situations de circulation difficiles, génèrent des dangers nouveaux au lieu d'améliorer la sécurité.
Mitunterzeichnende - Cosignataires:
Aguet, Alder, von Allmen, Chiffelle, Fässler, Günter, Hafner Ursula, Hubmann, Leemann, Meyer Theo, Rechsteiner-Basel, Ruffy, Widmer, Zbinden (14)