NATIONALRAT

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Postulat Günter

Postulat Günter

Therapieprojekt für Folteropfer. Unterstützung durch das EMD

Soins thérapeutiques pour les victimes de la torture. Soutien du DMF

Wortlaut des Postulates vom 18. Dezember 1997

Der Bundesrat wird ersucht zu prüfen, wie das EMD mit dem Therapieprojekt für Folteropfer des SRK zusammenarbeiten und es unterstützen kann und darüber Bericht zu erstatten.

Texte du postulat du 18 décembre 1997

Le Conseil fédéral est invité à examiner la manière dont le DMF peut participer au programme de soins thérapeutiques pour les victimes de la torture de la CRS et lui apporter son soutien. Il est également invité à fournir un rapport sur ce sujet.

Mitunterzeichnende - Cosignataires:

Aguet, Alder, Banga, Baumann Stephanie, Berberat, Bonny, Borel, Bühlmann, Carobbio, de Dardel, Fankhauser, Fässler, von Felten, Gonseth, Grossenbacher, Guisan, Gysin Remo, Hämmerle, Leemann, Maury Pasquier, Rennwald, Ruffy, Stamm Judtih, Tschäppät, Wiederkehr, Zbinden (26)

Begründung - Développement

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Begründung

Die Schwierigkeiten um die rund 10 000 Folteropfer(!) in der Schweiz wurden bisher behutsam und diskret angegangen. Wenige wussten um das wahre Ausmass der Zahl der Menschen in unserem Land, die an Folgen von Folter leiden.

Seit April 1997 läuft eine Informations- und Mittelbeschaffunskampagne des SRK zugunsten des Therapiezentrums SRK für Folteropfer (angesiedelt im Areal des Inselspitals Bern). Das SRK versucht darin der Bevölkerung darzulegen, dass auch in unserem Land viele Menschen leben, die unter der Langzeitwirkung von Folter leiden. Die Mauer des Schweigens soll durchbrochen werden.

Das Therapiezentrum hat in der kurzen Zeit des Bestehens gute Arbeit geleistet. Es hat sich gezeigt, dass sein Wirken dringend nötig ist - nicht nur für viele leidgeprüfte Individuen. Auch bei schrecklichen Ereignissen, wie dem Attentat in Luxor konnten staatliche Stellen auf die Fachkenntnisse und Erfahrungen des Zentrums zurückgreifen.

Es ist davon auszugehen, dass im Bereich Katastrophenmedizin die Psychotraumatologie ein zunehmend wichtiger Bereich sein wird. Neue Erkenntnisse zeigen, wie wichtig therapeutisches Handeln in diesem Bereich ist. Unbehandelt ergeben sich durch das lange psychische Leiden auch multiple therapierefraktäre physische Erkrankungen, welche die Patienten von Arzt zu Arzt treiben. Die Erfahrungen des Therapiezentrums sind hier vor allem für die Hilfe im Bereich der Langzeitwirkungen chronischer Traumatisierungen unersetzbar.

Hieraus ergibt sich eine direkter Zusammenhang zu den neuen Aufgaben der Armee: Es muss ein grosses Interesse der Behörden an konkreten Erkenntnissen und dem auf Erfahrungen basierenden Wissen um Behandlungsmöglichkeiten bestehen, z.B. im Zusammenhang mit psychischen Beeinträchtigungen von Soldaten und Zivilpersonen nach schlimmen Ereignissen.

Auf der rein personellen Ebene besteht schon heute eine Zusammenarbeit zwischen dem Zentrum und dem EMD, indem der Leiter des Zentrums, Dr. Conrad Frey, Mitglied der Kommission für Kriegs- und Katastrophenpsychiatrie ist.

Für die Bundesbehörden muss die Verbreitung des einschlägigen Fachwissens bei Angehörigen medizinischer sowie medizinisch-therapeutischer Berufe bedeutsam sein.

Es ist daher wichtig, dass das Therapiezentrum seine Tätigkeit im Rahmen der Notwendigkeiten fortsetzen und entfalten kann.

Die Schweiz braucht ein derartiges Zentrum dringend: Aus humanitären Gründen, aber auch aus Gründen der Katastrophenvorsorge.

Angenommen vom Nationalrat am 20.3.1998

Développement

Jusqu'à présent, on s'est attaqué au problè me des 10 000 victimes de la torture qui vivent en Suisse avec beaucoup de précaution et de discrétion. Peu de gens connaissaient leur nombre.

Depuis avril 1997, la Croix Rouge Suisse mène une campagne d'information et de collecte de fonds au profit du centre de thérapie de la CRS pour les victimes de la torture (installé à l'Hôpital de l'Ile de Berne). La CRS essaie de faire prendre conscience à la population que de nombreuses personnes vivant dans notre pays souffrent pendant longtemps des suites des tortures qu'elles ont subies. Le mur du silence doit tomber.

Depuis sa création, le centre de thérapie a fourni un bon travail. Il a été démontré que son action était indispensable - et pas seulement pour les victimes de tortures. Les pouvoirs publics ont ainsi pu apprécier, lors d'événements dramatiques tels que l'attentat de Louxor, les connaissances techniques et l'expérience du centre.

Il faut s'attendre à ce que la psychotraumatologie prenne une place de plus en plus grande dans le domaine de la médecine de catastrophe, dans lequel de récentes découvertes montrent à quel point l'action thérapeutique est indispensable. Lorsqu'elle n'est pas soignée, la longue souffrance psychique entraîne aussi de nombreuses maladies somatiques réfractaires aux différents traitements qui poussent les patients à aller de consultation médicale en consultation médicale. C'est surtout en matière de traumatismes chroniques que l'expérience du centre de thérapie est irremplaçable.

Il y a un lien direct avec les nouvelles missions de l'armée: il faut que les autorités s'intéressent aux découvertes concrètes et aux possibilités de traitement dûment expérimentées afin de pouvoir, par exemple, traiter les blocages psychologiques des soldats et des civils après des événements graves.

Une collaboration entre le centre de thérapie et le DMF existe déjà, en effet le Dr Frey, directeur du centre, est membre de la Commission pour la psychiatrie de guerre et de catastrophe.

Pour les autorités fédérales, il importe que les connaissances en la matière soient transmises aux professionnels de la médecine.

C'est pourquoi il est essentiel que le centre de thérapie poursuive et développe ses activités en fonction des nécessités.

La Suisse a instamment besoin d'un tel centre: pour des raisons humanitaires, mais aussi dans l'optique de la prévoyance en cas de catastrophe.